Les agrobiologistes alternent les cultures de céréales, de légumineuses, de prairies, de plantes sarclées et ont systématiquement recours aux engrais verts. La pratique de rotations aussi variées contribue à nourrir la plante, à réduire les attaques parasitaires et à maintenir le sol propre en incluant des plantes nettoyantes ou étouffantes.
L'association de cultures complémentaires constitue une pratique courante. On rencontre des mélanges fourragers de céréales avec des légumineuses, des prairies à flore variée ou encore la technique de cultures intercalaires en maraîchage (carottes, laitue par exemple).
La mise en place d'engrais verts tels les légumineuses, les crucifères ou le phacélia... permet d'augmenter la vie microbienne du sol et d'améliorer sa structure à court terme.
La matière organique constitue le pivot nutritionnel de la fertilisation. Jamais enfouie en profondeur pour éviter l'apparition de toxines qui inhiberaient la germination et le développement racinaire, la matière organique doit se décomposer au contact de l'air. Il est donc nécessaire de pratiquer le compostage. Des essais ont été menés pour comparer une fertilisation à base de compost de fumier et d'engrais minéraux : ils ont montré que le compost de fumier entraîne une augmentation du taux d'humus des terres, ainsi qu'une meilleure disponibilité du phosphore, du potassium et du magnésium.
D'autre part, trente tonnes de fumier à l'hectare fournissent trois tonnes d'humus, alors que ces mêmes 30 tonnes compostées formeront dix tonnes de compost contenant cinq à six tonnes d'humus.
Utilisé en complément des apports organiques, l'apport de minéraux naturels est destiné à corriger d'éventuelles carences. Les minéraux ne subissent que les traitements physiques comme le broyage, le séchage ou la calcination.
Voir les différentes sources d'éléments minéraux
Aucun travail du sol ne peut remplacer le travail des êtres vivants dans le sol (vers, bactéries, champignons, acariens, insectes, petits mammifères...). On peut tabler sur 2 tonnes de vers de terre par hectare et dénombrer de 10 millions à 1 milliard de bactéries par gramme de sol. L'agrobiologiste recherche donc à ameublir le sol sans le retourner et à limiter le nombre de passages avec des matériels lourds.
La deuxième règle consiste à ne jamais enfouir les matières organiques fraîches. Résidus de récolte, engrais verts et fumiers sont toujours incorporés aux premiers centimètres du sol sans être enfouis.
En agissant au bon moment, le travail du sol sait éviter tout compactage qui nuirait au développement de l'activité microbienne du sol. Il doit faciliter la circulation de l'air et de l'eau.
Toutes les techniques déjà évoquées contribuent à obtenir des parcelles propres. Dans ce domaine, la prévention s'avère la plus efficace. La rotation inclut des cultures nettoyantes telles la luzerne ou la prairie ou étouffantes tel le seigle.
FAUX-SEMIS | Après la récolte, la préparation du lit de semis favorise la germination des mauvaises herbes. En répétant plusieurs fois l'opération avant l'ensemencement suivant, on obtient de bons résultats. |
DESHERBAGE | Les actions curatives peuvent se faire par des hersages ou binages réalisés au bon moment. La technique du désherbage thermique consiste à brûler les adventices à l'aide de brûleurs à gaz. |
La présence de haies et de plantes mellifères à proximité des parcelles en culture permet d'obtenir un environnement favorable au développement des prédateurs. Choisir des variétés rustiques, adaptées au sol et au climat en adoptant des techniques culturales appropriées, permet de limiter la pression du parasitisme. La lutte curative existe. Elle consiste en l'utilisation de produits d'origine naturelle ou de moyens biologiques (lâchers d'auxiliaires...).
Mis à jour le 19/01/2012
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Matériel de désherbage mécanique (1)
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