
Relèvent de la réglementation des installations classées les élevages qui figurent dans la nomenclature des installations classées.
Y sont distingués les élevages relevant du régime de la déclaration, nécessitant ou non des contrôles périodiques, et ceux relevant du régime de l'autorisation, avec un régime intermédaire d'enregistrement.
La Direction Départementale de la Protection des Populations est le service compétent en matière d'installations classées d'élevage.
La réglementation des installations classées trouve son origine législative dans la loi du 19 juillet 1976 relative aux installations classées pour la protection de l'environnement.
Son champ d'application est extrêmement large :
L'intervention de la loi se limite aux « installations », c'est-à-dire aux sources fixes de nuisances (bâtiments, stockages, etc.).
Seules les « installations » dont l'activité est inscrite dans la « nomenclature des installations classées » sont soumises à cette règlementation.
Pour l'activité agricole, les domaines de l'élevage, du séchage ou stockage de céréales et de la viticulture sont concernés par cette règlementation.
Les activités d'élevage sont régies par :
Lors de la création ou extension d'un élevage :
Afin d'éviter toute incohérence dans l'attribution de l'autorisation d'exploiter au titre des installations classées et l'autorisation de construire (permis de construire) :
L'éleveur peut se trouver dans l'impossibilité de respecter l'ensemble des prescriptions applicables, notamment les règles de distance. Des dérogations peuvent alors être autorisées par le Préfet après avis de l'Inspecteur des Installations Classées et du Conseil Départemental de l'Environnement et des Risques Sanitaires et Technologiques (CODERST).
L'implantation de bâtiments d'élevage (locaux d'élevage mais aussi aires d'exercice, de repos, d'attente, etc.) et de leurs annexes (stockage de fourrages et aliments, silos et aires d'ensilage, ouvrages d'évacuation, de stockage et de traitement des effluents, salle de traite, fromagerie) est interdite à moins de :
Les distances d'implantation prévues s'appliquent pour la construction de nouveaux bâtiments d'élevage et la réaffectation d'un bâtiment agricole déjà construit, non utilisé pour l'élevage ou hébergeant une catégorie d'animaux différente. Elles s'appliquent également dans le cas d'une augmentation du cheptel de la catégorie d'animaux présente dans le bâtiment, voire à l'aménagement du bâtiment pour un autre type d'élevage.
Ces distances ne s'appliquent pas pour les travaux rendus nécessaires pour la mise en conformité avec l'arrêté du 7/2/2005 des élevages existants en fonctionnement régulier et sans augmentation d'effectif.
Le préfet a la possibilité d'accorder des dérogations au respect de ces règles de distances dans un certain nombre de cas et sous certaines réserves.
Pour renforcer l'efficacité des règles d'implantation, le code rural consacre le principe de réciprocité de ces règles de recul (art.111-3) lors de la construction d'habitations à proximité de bâtiments agricoles soumis à des distances d'implantation.
Les règles d'aménagement des installations concernent principalement :
Les règles d'exploitation concernent tant la gestion des déchets que le traitement des effluents (par épandage, notamment), la gestion du risque incendie (présence d'extincteurs, qualité de l'installation électrique) que l'entretien des bâtiments ou la maîtrise des bruits.
Nous retiendrons tout particulièrement la gestion de l'épandage des effluents d'élevage (fumier, lisier, purin, eaux blanches, vertes et brunes). Elle doit satisfaire à un certain nombre de prescriptions relatives à la protection des eaux et du droit des tiers (instauration de reculs ou interdictions d'épandage).
Un cahier d'épandage doit être tenu à disposition de l'Inspecteur des Installations Classées. Il regroupe les informations relatives aux effluents d'élevage : volumes, surfaces et dates d'épandage, nature des cultures et parcelles réceptrices, bilan global de fertilisation, etc.
La fertilisation azotée (minérale et organique) doit être équilibrée et doit répondre aux capacités exportatrices des cultures.
En zone vulnérable, la quantité d'azote d'origine organique produite sur l'exploitation doit être inférieure à 170 kg par ha de surface potentiellement épandable. Si ce seuil est dépassé, une partie des effluents devra être exportée.
Toute modification notable du plan d'épandage doit être portée avant sa réalisation à la connaissance du préfet.
Distances d'épandage définies par la Réglementation sur les Installations Classées
Le contrôle périodique : Qui est concerné ? Quelles sont les dispositions contrôlées ? Qui peut réaliser ce contrôle ?
Les régimes d'enregistrement et d'autorisation en élevages de bovins laitiers
L'appréciation des changements notables en élevages autorisés
Mise à jour le 10/01/2013
Arrêté du 7 février 2005 fixant les règles techniques auxquelles doivent satisfaire les élevages de bovins, de volailles et/ou de gibier à plumes et de porcs soumis à déclaration au titre du livre V du code de l'environnement
Arrêté du 7 février 2005 fixant les règles techniques auxquelles doivent satisfaire les élevages de bovins, de volailles et/ou de gibier à plumes et de porcs soumis à autorisation au titre du livre V du code de l'environnement
Arrêté du 31 octobre 2006 fixant les règles techniques auxquelles doivent satisfaire les élevages de lapins soumis à autorisation au titre du livre V du code de l'environnement
Arrêté du 16 mars 2008 modifiant l'arrêté du 7 février 2005 fixant les règles techniques auxquelles doivent satisfaire les élevages de bovins, de volailles et/ou de gibier à plumes et de porcs soumis à déclaration au titre du livre V du code de l'environnement
Arrêté du 24 octobre 2011 relatif aux prescriptions générales applicables aux installations classées pour la protection de l’environnement soumises à enregistrement sous la rubrique 2101-2 (élevages de vaches laitières)
Vincent Gartiser
Service Gestion du Territoire
Tél : 03.88.19.17.49