Dans le cadre du partenariat entre la Chambre d’agriculture, la Ville et la Communauté urbaine de Strasbourg, treize points de vente par paniers ont été mis en place à proximité des écoles depuis le 8 novembre 2011.
La Cus a commandé une étude de potentiel de consommation de produits locaux en circuits courts en 2010. Le marché actuel est estimé à 5 000 paniers par semaine avec des points de distribution majoritairement localisés en centre-ville. Les freins au développement identifiés sont : le manque d’information sur cette forme de circuit court, la durée d’engagement et la quantité trop importante de produits. Les résultats ont montré un intérêt important avec 10 000 ménages intéressés par l’achat hebdomadaire d’un panier de fruits et légumes.
Les écoles sont des lieux fréquentés régulièrement par les parents d’élèves et identifiés par les habitants des quartiers. L’idée a été de profiter de ce lieu de convergence naturelle pour développer la vente par paniers dans la ville et inciter les familles à consommer des fruits et légumes locaux et de saison. La Ville de Strasbourg a identifié treize écoles dans les différents quartiers pouvant accueillir des points de distribution.
Comme les “Paniers fraîcheur” dans les gares TER, ce service propose aux parents d’élèves et aux habitants des paniers de fruits et légumes distribués par des producteurs alsaciens le mardi ou le jeudi soir à la sortie des écoles. Les clients peuvent choisir entre la formule à 10 € et la formule à 15 €, avec ou sans abonnement, composé exclusivement de fruits et légumes d’Alsace.
Sept producteurs ont répondu à l’appel à candidatures lancé en juin 2011. La distribution a démarré après les vacances scolaires de la Toussaint, début novembre.
La Ville de Strasbourg a élaboré des affiches et plaquettes pour faire connaître cette initiative aux parents des écoles ainsi qu’aux habitants des quartiers concernés.
Les ventes ont progressé au fil des semaines mais varient selon les écoles ou les quartiers, de 20 à 40 paniers par site. La plupart des clients préfère commander par téléphone ou d’une semaine sur l’autre plutôt que s’abonner sur six mois ou un an.
Un premier bilan sera dressé avant le printemps avec les producteurs et les services de la Ville de Strasbourg pour réfléchir aux éventuelles adaptations à apporter.